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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 14:01

L’objectif était ambitieux... Reprendre le départ de la Diagonale des fous, douze mois seulement après une édition 2012 réussie mais ô combien difficile et disputée dans des conditions météo dantesques… Comment se préparer à nouveau pendant 11 mois au moins aussi bien ? Comment aborder cette course et la connaissance très précise du parcours ? Suis-je prêt à en baver de nouveau, à souffrir, à dépasser les limites de la fatigue, de la souffrance, mes propres limites physiques et mentales, tout ça pour franchir une simple ligne d’arrivée, mais quelle ligne !!

Autant de questions et bien d’autres auxquelles je tente de répondre avant d’arriver au départ à St Pierre. Finalement, je pars dans une certaine inconnue, encore une fois... mais avec l’envie d’y être et évidemment de réussir.

Jeudi 16 octobre vers 15h, nous nous retrouvons tous à St Pierre à 400 m du départ, dans une petite maison mise à notre disposition par des amis réunionnais (Les Lindé de la Réunion, merci à vous), les 8 angevins se préparent à quelques heures du départ. Le stress monte tranquillement.

23h. Nouveau départ, nouvelle portion de 40km jusqu’à Textor. Le départ est donné dans une ambiance incroyable avec une foule importante des deux côtés de la route. Ça part assez vite, le tempo est donné et rapidement nous nous retrouvons dans les champs de canne à sucre à grimper tranquillement vers le pied du Volcan.

L’environnement est bien différent de l’année passée, ce nouveau parcours s’annonce nettement plus roulant, sans boue, avec des chemins plus larges et des portions de routes, en tout cas jusqu’au second ravito (KM15). Nous prenons alors un sentier plus escarpé, en forêt à traverser des petites ravines. Quelques bouchons nous ralentissent, c’est le refroidissement pendant 20-25 min, puis ça repart droit dans la pente… Le groupe d’angevins avance bien, rigole, mais je me sens un peu limite pour suivre le rythme. J’ai peur d’exploser et me laisse décrocher de plusieurs dizaines de mètres. Je ne m’affole pas en me disant qu’il vaut mieux y aller tranquille que d’exploser dans 2h. Les gars s’éloignent dans la nuit, Richard est toujours en point de mire, je suis rassuré…

Rapidement, nous atteignons les hauteurs avec le troisième ravito (km25 - 1700m). Il fait très froid et le vent souffle assez fort. J’ai envie d’une bonne soupe pour me réchauffer, hélas rien... Il faut repartir avec mon seul compagnon, Richard qui souffre d’une grosse envie de dormir… Nous abordons une portion de route en cote (2kms), j’essaye de guider Richard en posant ma main dans son dos pour qu’il puisse dormir en marchant !!

Nous prenons ensuite une prairie avec alternance de montées et de descentes, le tout en longeant la Rivière des Remparts (gouffre de 800m) sous une lune éclatante. Le rythme est toujours bon, j’ai néanmoins un peu de mal à me plonger dans ma bulle… L’ambiance est magique, il n’y a pas un bruit sinon le souffle des raideurs et le crépissement de leurs pas sur le sol… Le jour se lève, nous découvrons alors le panorama exceptionnel qu’offre l’ile avec le Piton des Neiges à gauche, l’Océan derrière nous et les flancs du volcan face à nous.

Nous entrons dans une forêt alpestre sur un chemin assez large et descendons vers le prochain ravito (KM36). La descente est facile, je décroche Richard pendant une vingtaine de minutes, je me sens bien mais il fait vraiment très froid… Dois-je partir et le laisser seul ??

Il est 6h, la bonne soupe est là, elle me réchauffe… j’en reprends 2 fois. Richard a refait son retard et nous repartons ensemble vers Textor. Par terre, le sol est gelé, c’est tout blanc, c’est caille sévère mais le soleil est là au-dessus et nous réchauffe un peu.

Nous croisons les photographes de Flashsport qui nous précisent que les gars ne sont que 20 min devant, pas mal, notre rythme est toujours bon, mais que c’est difficile... Il me semble que le froid nous a fait consommer un sacré paquet de calories et je ne nous sens pas vraiment dans les meilleures dispositions. Le physique tient mais ça gamberge un peu là-haut… Pas normal…

Richard décroche une nouvelle fois, de quelques dizaines de mêtres. Que faire, l’attendre ou partir seul ??

Arrivés à Piton Textor (KM40), il fait meilleur, je mange, prends encore une soupe, je m’assois sur une chaise, déconne un peu, ça va mieux… Nous repartons tous les deux et faisons la descente jusqu’à Mare à Boue, sans boue, ça nous change... Devant nous, toujours cette vue imprenable sur la suite du parcours, Mare à Boue, Kerveguen, Piton des Neiges, Cilaos… Wouaw, c’est encore loin !

Soudain, un gars nous dit : « Hey, je vous reconnais, c’est vous sur la vidéo de l’année dernière, superbe film, ça m’a décidé à venir ». La vache, c’est le troisième depuis le départ, on est de vraies stars du trail !!!

9h30. Nous arrivons à Mare à Boue (KM50), une bonne assiette de pâtes avec cuisses de poulet, je m’allonge 10 minutes. Nous sommes en avance sur l’année dernière, pas si mal par rapport à nos prévisions… Je me détends à même le sol, prend un café et il faut déjà repartir.

Montée à Coteau Maigre puis Kerveguen, la portion qui vient (10kms et 700m D+) n’est pas difficile en soi, mais longue et régulière. Cela devient plus difficile, le corps est éprouvé, la tête gamberge encore… Toujours pas installé dans ma bulle, je me pose beaucoup de questions, je n’arrive pas à fixer mon esprit sur l’étape en cours et ne pense qu’à Cilaos, Mafate, le Maïdo et tout ce qui nous reste à faire (110 kms). En ai-je la capacité, l’envie ???

A Coteau Maigre (KM55), mon genou gauche commence à déconner, la douleur apparaît en descente. Pourquoi ? Comme des coups de couteaux à chaque pas en descente au niveau du TFL (Tenseur du Facia Lata), mon genou se crispe en montée… heureusement, la douleur se calme sur plat, mais je découvre une sensation inconnue jusqu’alors, la douleur physique, la sensation de blessure. Que faire… Allez, ça va finir par passer, on fera le point à Cilaos.

La fin de la montée vers Kerveguen est longue, très longue. Et puis nous basculons vers Cilaos dans la descente, véritable mur de 800m en seulement 2kms… Sous nos pieds tout en bas, nous voyons le prochain poste de ravito de Mare Longue (KM62). Vertical, hyper technique avec un enchainement de hautes marches et d’échelles au milieu des racines, ça descend sévère et mon genou me tiraille de plus en plus… Je ne peux alors pas faire la descente comme j’aime les faire, en courant, je suis frustré en plus d’avoir mal. Mon doux calvaire commence !

Je ne vais pas bien, je commence à douter à en avoir ras le bol, mon genou me fait mal à chaque pas, je ne vois pas comment cette douleur peut disparaitre et surtout comment faire encore 100 kms dans ces conditions !! Richard part devant… A la sortie de la Ravine Benjoin, je croise encore les gars de Flashsport (Silex et Dyte), ils ont des mots de réconfort qui me font beaucoup de bien. Les gars ne sont pas si loin devant, j’ai le temps et Cilaos est un point de repos important dans la course. Je repars la rage au ventre, en courant tout droit vers le stade. La course reprend et j’ai une sérieuse envie d’aller au bout… Nous ne sommes qu’à 16h de course, pourtant l'impression de n'avoir rien fait jusqu'à maintenant, mais il en reste tellement !

Arrivée au stade, je prends mon sac d’assistance et cherche les autres pendant 3-4 minutes… Personne, nul part, où sont-ils tous passé, déjà repartis ?? Finalement, j’aperçois Richard avec son assistance. La pause dure 45 min, je me change, me relaxe, Julien (le frère kiné de Richard) me masse le genou, l’inflammation est bien là. Petit dodo de 10 min pour me relâcher, le soleil me réveille, il est déjà temps de repartir. Je file tout droit vers le ravito pour une bonne assiette de pates poulet.

« Greg, que fais-tu là », mais c’est Christèle, qu’est ce que vous faites là, je vous croyais déjà tous partis !!

Installés derrière un mur à la sortie du stade, nous ne pouvions nous voir plus tôt... Nous avons pourtant passé près de 40 min immobiles à moins de 50m… Improbable de ne pas se retrouver… « Les gars se sont bien reposés, Pierrot (notre ostéo) à traiter tout le monde et ils viennent de repartir, il y a 10min, tu peux les rattraper… » Que faire, rattraper les gars, passer entre les mains de Pierrot ??? J’étais en train de repartir, je décide donc de filer en prenant mon ravito… Peut-être arrivera-t-on à recoller les gars, 10 min, c’est rien !

Je ne pense alors pas aux erreurs que je suis en train de commettre, mais ma méconnaissance de la gestion d’une blessure est flagrante. Pierrot aurait probablement pu me soigner, me strapper et me permettre d’aller plus loin. Un peu perdu dans mes difficultés, je file avec Richard en me disant que tout ira bien…

Une très bonne descente vers la cascade de Bras Rouge, puis le début de la terrible montée du Taïbit, du moins dans sa première moitié. Parfois, nous croyons percevoir la voie des gars pas si loin dans la montagne. Effet de résonnance ou réelle proximité, difficile de savoir… Ai-je également envie de recoller le groupe au détriment de la gestion de mon effort, déjà sérieusement entamé ?? J’adopte néanmoins un très bon rythme en me disant que nous pouvons les rattraper au prochain ravito. Richard n’est pas loin derrière, regard un peu dans le vide… Lui aussi il cogite, c’est net !!

J’atteins le ravito « Pied Taïbit », ne retrouve pas les gars, et c’est le coup de bambou. Je m’assoie et pars alors dans un questionnement dont je ne me relèverai pas… Pourtant, nous venons de faire cette portion en seulement 2h soit une de moins qu'en 2012 !

En l’espace de 10 min, je me refroidi, vois Richard en grande discussion avec son frère parce qu’il est en train de jeter l’éponge… J’ai mal et j’en ai marre, on va encore avoir froid, on risque de tomber et de se faire très mal… Ai-je encore l’envie ?

Finalement, nous sommes en train de nous détruire individuellement et collectivement au plus mauvais moment… Au début de la seconde nuit et juste à l’entrée de Mafate, d’où on ne ressort qu’à pied après de longues heures de marche, L’union ne fait plus notre force, mais plutôt notre faiblesse dans une situation plus que délicate… Aurions-nous eu la même réaction, si nous avions été tout seul ou avec le reste du groupe ???

Julien et Fanny arrivent à nous faire repartir en conseillant de nous reposer à l’Ilet des 3 Salazes (mi-parcours de l’ascension), puis à Marla… Les premiers virages sont vraiment difficiles, mon genou qui s’est refroidi me fait super mal… Nous avançons à petits pas, presqu’à reculons et l’Ilet des 3 Salazes n’arrive pas… Au détour d’un virage, je pose le pied à terre, m’assoie sur un gros caillou...

KM75, 18h30 de course, nous ne repartirons pas !

En fait la blessure fait partie du lot, mais tu peux aussi passer au travers. L’année dernière, je n’avais pas eu le moindre bobo, ni même une méchante ampoule qui te gène un max.

Cette année, la douleur, la blessure vient assez tôt dans la course, mais elle vient aussi à un moment où je ne fais pas bien les choses, soit je ne suis pas concentré, soit je suis fatigué… Il faut écouter son corps et pas son esprit. Au moment où tu as la blessure en tête, ca devient paralysant, c’est le début de la fin. Et c’est ce qui s’est passé… Mon esprit n’était plus fixé sur l’objectif de finir, mais plutôt centré sur mes difficultés, mes douleurs, cela m’aura été fatal avec les différents petits événements que je n’ai pas su gérer.

Je n’ai pas su me plonger dans MA course, dans MA bulle en me fixant seulement l’objectif de franchir chaque étape de la course, tel que je l’avais fait en 2012. J’avoue avoir eu peur, peur de me faire davantage mal au genou, peur de tout ce qui restait à accomplir, peur de souffrir… J’ai douté de ma capacité à continuer, à être seul, à décrocher Richard ou me laisser décrocher par lui… Notre alliance était-elle la bonne ?

Je n’ai pas pris les bonnes décisions, au bon moment… Plutôt que d’écouter la musique, j’ai écouté mon esprit qui déraillait, et cela a été fatal !! A Cilaos, je ne me suis pas fait soigner, poser un strap pour diminuer ma douleur au genou… Finalement, j’ai été bien trop léger dans ma gestion de course et ma gestion mentale...

Ce type de course est un monstre de souffrance, il faut prévoir et gérer beaucoup de paramètres mais on ne peut pas tout prévoir. Ne pas être au maximum de ses moyens peut s’avérer fatal… Néanmoins, on sait pertinemment que l’on va souffrir, galérer, que cela va être très long et très difficile, on est même là pour ca !!

Il faut seulement l’intégrer et l’accepter avant et pendant la course.

Quatre jours après, je suis de retour dans Mafate, en mode course. Je file dans le Taïbit et reprend mon parcours jusqu’à Sentier Scout (20kms plus loin), histoire de conjurer le sort ! Je passe plus de 8h dans Mafate (35kms), tout seul et toujours avec ma douleur au genou. Je suis en pleine auto-analyse de ma course…

C’est décidé, je reviendrai !!!

Ma diagonale 2013...
Ma diagonale 2013...
Ma diagonale 2013...
Ma diagonale 2013...
Ma diagonale 2013...
Ma diagonale 2013...
Ma diagonale 2013...
Ma diagonale 2013...

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 17:23

Le départ de la Diagonale des Fous 2013 sera donnée dans 10 jours à St Pierre (jeudi 17 octobre à 23h), pour un parcours sensiblement identique à l'année dernière (164kms et 9900m D+), à l’exception du passage par le Piton de la Fournaise, faute d'avoir pu organiser le départ depuis le Cap Méchant.

Après 11 mois de préparation avec mes amis d'Entraid49 et d'Impulsion Trail Angers, j'ai hâte de prendre l'avion pour en découdre de nouveau avec cette île et cette course ô combien mythique.

Nous serons 8 à prendre le départ avec l'immense espoir de fêter tous ensemble nos t-shirts de Finisher.

Avant cela, il nous faudra monter au Piton Textor, puis à Kerveguen, traverser les cirques de Cilaos, Salazie et enfin Mafate duquel nous sortirons par la terrible montée du Maïdo...

Enfin, il nous faudra rejoindre St Denis (50km plus loin) en digérant la montée à Dos d'Ane (mais à pieds...), puis le chemin des Anglais...

Cette grande aventure s'annonce une nouvelle fois haute en couleurs et en émotions que je vous encourage à suivre en vous connectant dès le départ de la course (21h en de Paris) sur les sites suivants :

Suivi live : http://www.grandraid-reunion.com/

Direct TV : http://reunion.la1ere.fr/grand-raid

DOSSARD 279

Revivez l'édition 2012

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 16:15

Le projet Maratrail 2012 est désormais terminé.

 

En revanche, mes aventures continuent avec les copains au sein de l'Association Ent'Raid49 :

http://entraid49.over-blog.com

 

entraid49

 

Merci à tous pour ces 3 ans de folie.

 

A très bientôt

Greg

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:33

Vous avez assisté à la soirée "retour sur la Diagonale des Fous 2012", jeudi dernier au Restaurant Bella Vita.


Nous vous remercions chaleureusement de votre présence et votre participation à notre échange sur cette aventure sportive et humaine hors du commun.


SoireeEntraidRetrouvez-nous ici et sur Facebook pour nos prochaines échéances : https://www.facebook.com/Entraid49


Trail du Roc de la Lune (28 avril 2013).

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 22:22

LE GRAND RAID INSIDE, ENFIN.... ENJOY !!!

 

 

 

LE TI' RAID D'ARTHUR, C'EST PAS MAL AUSSI !!!

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 15:05

diago2013.jpg

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 17:32

Bonjour à tous,

Il y a trois semaines, j'ai eu le plaisir et la chance d'organiser la projection du film sur la Diagonale des Fous 2012 au Village Oxylane des Ponts de Cé avec la présence de plus de 80 invités, partenaires, parrains, amis, familles, traileurs...


Cette soirée a l'été l'occasion pour mes amis Richard, David et moi-même, de partager notre expérience exceptionnelle avec ces personnes qui se posent tant de questions sur nos motivations et notre organisation pour participer à ces courses un peu folles... 

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Voir l'article de Angers Mag Info

 

C'était également le temps de clôturer ce projet qui nous a tenu pendant près de 3 ans... J'ai donc pu annoncer le montant que j'allais pouvoir reverser à l'Association Etoile de Martin, pour qui j'avais décidé de courir...

 

L'assocation Maratrail2012 constituée pour ce projet versera donc un montant total de 1062€, soit l'équivalent de la vente de KMS ainsi qu'un bénéfice réalisé grâce à la participation des entreprises partenaires de ce projet.

 

1062 € pour l'Association

2100354580

 J'adresse donc une nouvelle fois un grand merci à toutes les personnes qui ont participé, soutenu et encouragé ce beau projet.


La Diagonale des fous 2012 est à présent derrière nous, mais elle restera une aventure humaine et sportive haute en couleurs qui me marquera indéfiniment sportivement et humainement...


Pour en arriver là, il m'aura fallu parcourir près de 1000km et 40000m D+ en course et trois fois plus à l'entraînement... J'aurai participé à des courses dans des endroits grandioses (Verdon, Pyrenées, Canigou, Cantal, Ardèche, Monts du Lyonnais, Georges du Tarn...).

A chaque fois, j'ai ramené des souvenirs impérissables, des statisfactions, des déceptions, de grandes amitiés, mais aussi beaucoup d'enseignements dans mes victoires et mes abandons (Templiers et Verdon).


Bref, cette aventure réunionnaise s'est construite autour de ces trois années de prépa, dont deux aux côtés de David, mon coach, à qui je dois beaucoup, mais aussi au contact de mes amis traileurs, notamment Richard, mon compagnon de course avec qui j'ai tant partagé et vécu sur ce bout d'Ile...

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Richard, Grégoire, David, les 3 finishers à la Redoute (21/10/12) 


Et maintenant...

Trois mois après la course, j'avoue avoir encore un coin de ma tête resté dans les sentiers escarpés de Mafate... entre Ilet à Bourse et le Maïdo... En fait, je crois qu'on ne revient pas tout à fait indemne de cette course et de cette Ile...


Entre rêve et réalité, beaucoup d'émotions et de sensations doublées de flashs me reviennent inlassablement en tête... La tentation de me replonger dans ces instants d'une très grande intensité physique, psychique et émotionnelle, reste chaque jour constante, telle une dépendance dont on est pas encore seuvré...

 

Je ne peux pas dire que je n'ai pas souffert pendant ces 59h47 quasiment sans dormir (environ 1h15, souvent au bord de l'hypothermie)... Mais ma souffrance a surtout été dans la gestion de la fatigue et du manque de sommeil... Autant notre intense et longue préparation physique nous a permi de préparer notre corps à resister à la difficulté de la course, autant le manque de sommeil ne peut pas se préparer... Le simple fait de s'allonger et se relacher quelques minutes suffisent à recharger la batterie et nous permettre de vite repartir pour plusieurs heures en ayant l'impression d'avoir dormi 2h !!!


A ce niveau, le mental occupe une part très importante voire prépondérante dans la réussite d'une telle course. Savoir préparer son esprit à anticiper ces moments de fatigue est donc primordiale.

 

Pendant des heures et des heures, en pleine difficulté et souffrance face à la fatigue, on se répète inlassablement "Plus jamais, plus jamais, plus jamais... plus jamais de la vie, je ne reprendrai le départ d'une course fut-elle facile ou difficile, ni même pour un 10km... je termine cette course, je rentre et je ne rechausse plus mes chaussures..." 


Et pourtant...

Dès le dimanche soir, ces mauvaises pensées semblaient partir avec ce feux d'artifice tiré sur la stade de la Redoute... Finalement, je remettrais bien ça l'an prochain...

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Et donc demain...

Demain, c'est déjà aujourd'hui, car nous avons repris les chemins de l'entraînement depuis plus de 2 mois avec de nouveaux objectifs pour 2013...


Le 1er objectif sera de retourner en juin vaincre le Verdon (100km - 6600m), bêtement abandonné au 82ème km l'année dernière...


Le 2ème objectif sera celui de repartir en octobre dans l'Océan Indien pour un back to back sur le même parcours qu'en 2012, le tout en essayant de gagner du temps (entre 5 et 7h)... Inscription le 18 février...

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Comme l'épopée Maratrail2012 s'est terminée au stade de la Redoute, mes nouvelles aventures s'inscriront désormais avec les copains au sein de l'Association  Ent'Raid 49 dont le but est également de récolter des fonds (vente de Kms et bénéfices sur la participtaion des entreprises partenaires) pour des associations humanitaires, notamment les Copains d'Elsa.


Je vous invite donc dès maintenant à suivre et continuer à soutenir nos aventures 2013 avec Ent'Raid 49.


A très bientôt et encore un très, très grand merci pour tout ce que vous m'avez permi de vivre et de partager avec vous au cours de cette belle aventure qui j'espère vous aura plu.


Grégoire

Un fou parmi les fous...

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:40

Trois angevins ont participé en octobre dernier à la Diagonale des Fous, l'ultra trail de l'ile de la Réunion, le Village Oxylane des Ponts-de-Cé recevait ce vendredi soir les sportifs pour une soirée de rencontre avec tous ceux qui ont suivi l’aventure de près et ceux qui s’intéressent à ce genre d’exploit. Parents, amis, sportifs étaient de la fête.

C’est une aventure surhumaine qu’ont vécu les trois angevins Grégoire Lindé, Richard Marionneau et David Maillochon, en participant cette année à la Diagonale des Fous, l’ultra-Trail qui traverse l’ile de la Réunion du sud au nord, dans l’Océan Indien. Ils l’ont montré hier soir dans la salle d’accueil du village Oxylane en présentant le film vidéo qu’ils ont réalisé pendant leur périple. Suspendu aux images des cimes réunionnaises et des petits chemins vertigineux, le public, composé d’amis des sportifs et de curieux souhaitait avant tout s’entretenir avec ceux que d’aucuns considèrent déjà comme des extra-terrestres.
5117584-7636411.jpgDe gauche à droite :
G. Lindé, R. Marionneau et D. Maillochon, répondant aux questions du public du village Oxylane aux Ponts-de-Cé

170 km d’un parcours plutôt risqué, dans la boue, les cailloux, l’humidité, le froid, la chaleur, selon l’altitude, réalisés en 59h, sans pratiquement s’arrêter, de jour comme de nuit, ce n’est pas à la portée de tout le monde. Personnes sujettes au vertige s’abstenir car certaines parties du parcours longent des précipices susceptibles d’emporter celui qui manque de vigilance.

Pas facile diront les sportifs et pourtant ils l’ont fait et s’en étonnent encore. « C’est certainement très difficile et ça demande un minimum de préparation. Mais il y a beaucoup plus de personnes que l’on croit capables d’accomplir un tel exploit », commentait en aparté Thierry Cariou le directeur du Village Oxylane. Certes, on peut être un aventurier qui s’ignore, « mais un tel exploit ne se tente pas à légère » expliquait David Maillochon après la présentation du film. Ce dernier qui est également le coach des deux autres réalisait l’exploit pour la neuvième fois. Quand on aime, on ne compte plus …

« La première fois je me suis dit que je ne recommencerais pas, tellement j'avais trouvé ça difficile », expliquait le coach angevin. « Je l’ai refait et pourquoi, je ne sais pas l’expliquer. On pratique un sport avec des sensations que l’on ne trouve nulle part ailleurs. On passe par toutes les émotions et tous les états. On découvre des endroits exceptionnels, sublimes, physiquement dur », répondaient les sportifs aux questions des spectateurs venus les applaudir.
5117584-7636412.jpg 
Les trois angevins sur la ligne d'arrivée à Saint Denis de la Réunion
« Le plus difficile c’est le mental. Il faut se préparer physiquement, mais surtout psychologiquement, car on passe par des moments de grande euphorie, mais aussi de grande détresse », poursuivait David Maillochon.

En avoir dans la tête pour ne pas craquer et se laisser aller dans le précipice toujours proche, c’est ce qu’ont mentionné les sportifs, la plus grande difficulté étant de gérer le sommeil. « On part déjà à 22h, alors la première nuit ça va », explique Grégoire Lindé qui participait, tout comme Richard Marionneau à ce trail pour la première fois. « Ensuite ça fonctionne comme les « voileux ». Il faut dormir de temps en temps, mais pas longtemps, car les nuits sont froides. C’est l’hypothermie qui vous fait repartir. J’ai dormi moins d’une heure en trois nuits ».

Richard Marionneau qui n’a pas bien su gérer son sommeil en a beaucoup souffert, mais tout comme ses collègues il envisage de recommencer. « Le plus dur ce sont les pieds. On court, on marche dans la boue, le froid et la chaleur. Quand on arrive au ravitaillement, il y a une queue de 80 personnes pour passer dans les mains des podologues. Alors j’avais mes seringues et mon éosine ». Et de poursuivre : « j’ai trouvé ça inhumain, mais en arrivant je me suis dit : je l’ai fait, c’est incroyable ! Je me suis dit aussi que je ne recommencerais pas, mais maintenant j’ai envie de reprendre l’entrainement et de le refaire ».

Tous sont animés de la même motivation : « participer à un truc exceptionnel » qui demande du courage et de l’abnégation, une envie de se dépasser qu’ils sont incapables d’expliquer, vraiment.

Après avoir présenté le film et répondu aux nombreuses questions du public, Grégoire Lindé a offert, comme il s’y était engagé, un chèque de 1062 € aux enfants de l’Étoile de Martin.

SOURCE : Y. SOURISSEAU - Angers Mag Info
A lire : Ma diagonale des fous par R. Marionneau

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 17:20

Bonjour à tous,

 

Pour boucler la boucle du projet Maratrail 2012, la projection du film Diagonale des fous 2012 sera présentée vendredi 11 janvier à 18H au Village Oxylane des Ponts de Cé, en présence de tous les partenaires et parrains de cette grande aventure.

 

Programme de la Soirée :

17h45 : Accueil des invités et petite exposition sur la course
18h15 : Projection du Film la Diagonale des Fous 2012
18h45 : Retour d'expérience et échanges avec David Maillochon (coach), Richard Marionneau (ami et compagnon de course) et moi-même
19h15 : Clôture du projet maratrail2012 avec annonce du montant récolté pour l'Association Etoile de Martin ; Les perspectives pour 2013... ;

 

Enfin, un vin d'honneur du sportif clôturera la soirée.

 

Pour vous inscrire : http://doodle.com/kikqi7dhhkibgqhc?

 

A vendredi

 


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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:27

 

 

De quoi vous mettre l'eau à la bouche...

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